
Eh oui 1-0...
Lyon la désirait plus que tout cette demi-finale de Champions League, aussi s’attendait-on à voir une équipe conquérante et déterminée… il n’en fut rien. Ce match revêtissait une symbolique toute particulière dans la mesure où les gones de Jean-Mimi « la Magouille » Aulas avait l’occasion de montrer à l’Europe que les efforts fournis depuis une décénie avaient porté leurs fruits, à l’instar de Munichois désireux de prouver à la planète football que le Bayern n’était pas mort et que, plus encore, il avait la capacité d’accrocher une quatrième étoile à sa mythique tunique rouge. Le jeune loup contre le vieux briscard, en somme. Ce match portait évidemment également le sceau du scandale sexuel qui s’est déchainé sur quatre internationaux français, puisque deux d’entre eux ont foulé la pelouse de l’Allianz Arena, pas durant bien longtemps celà étant.
Alors, que retenir de la première mi-temps de ce match sinon que l’on s’est royalement fait c**** pendant 45 minutes? Rien… Ah si, l’expulsion de notre Francky « la Braguette » national (35 ème min) sur un geste d’une rare stupidité et d’une inutilité toute aussi rare. Le milieu latéral du Bayern est allé planter gratuitement ses crampons sur la cheville de Lisandro lui infligeant une formidable semelle qui méritait tout à fait l’expulsion. Un geste à briser un parpaing en deux (heureusement que le rustique Lisandro est bien plus solide que cela), qui prouve que les récents problèmes de Francky ont migré de dessous la ceinture pour aller se loger entre ses deux oreilles. A part cela rien, si ce n’est une jolie frappe de Kallström des 25m bien détournée par Butt et qui aura au moins eu le mérite de sortir le Connard de son demi-sommeil. Les deux équipes bien qu’inévitablement motivées nous ont « gratifié » d’un jeu infâme et brouillon…

M. Rosseti
Au retour des vestiaires tous le monde pensait que les Lyonnais profiteraient alors de l’expulsion de Rocco Ribéry pour mettre la main sur le match, mais la timidité navrante des olympiens a permis un net regain de forme des bavarois. Visiblement Van Gaal voulait son Graal et il a fait le nécessaire pour que l’état d’esprit de ses joueurs soit à la hauteur d’une telle quête. Inversement, les Lyonnais nous ont servi une bouillie épaisse et indigeste laissant progressivement le Bayern assoir sa domination, laquelle fut largement menée par un Robben survolté qui s’est amusé avec Cissokho la grande gigue.
Il était décidé que les internationaux français seraient à l’honneur cette semaine, et ne trouvant pas le geste de Ribéry suffisamment stupide, Jérémy la Toul’ s’est alors mis en tête de faire mieux. Toul-le-lent (qui n’a jamais aussi bien porté ce surnom que face à ce diable de Robben) aura réussi à se faire expulser en l’espace de 5 min, d’abord en faisant un grossier croc-en-jambe au Hollandais, puis en se jetant le pied en-avant vers un milieu bavarois. 1 jaune + 1 jaune = 1 rouge, au revoir la Toul’. Un duel de crétinerie entre les deux francais qui fut admirablement arbitré par M. Rosseti, l’arbitre de cet rencontre, impeccable, bien que ferme, pendant les 90min de jeu (et vous savez que de balancer des fleurs n’est pas le passe-temps préféré du Connard).

Un lion sans couleurs et bien fatigué
La suite du match était alors prévisible, le dispositif tactique déjà confus de Claude Puel est devenu illisible et les allemands ont fini par inscrire un but grâce à une frappe lointaine déviée de Robben. Sur l’action, le Connard tient à féliciter Gonalons qui aura eu la remarquable présence d’esprit de se baisser au dernier moment alors qu’il était sur la trajectoire de la balle, masquant ainsi Lloris jusqu’au dernier moment… La fin du match est marquée par la domination impressionante du Bayern. Les rhodaniens se seront fait mangé en vitesse pendant tout le match, à l’image d’un Cisshoko d’une lenteur à faire passer un tracteur beauceron pour un bolide et d’une inefficacité offensive caractérisée. A croire que cette année encore les lyonnais étaient sponsorisés par Renault Truck…
Quoiqu’il en soit tout n’est pas perdu mais il faudra que les lyonnais proposent bien plus que ça pour contrer les Munichois au match retour et qu’il trouvent surtout une solution pour museler le Rob’ Weiler. On connaissait les tensions entre les deux entraîneurs avant ce match et si les Lyonnais ne relevent pas la tête en championnat et qu’ils se font sortir par le Bayern, on pourra dire que Van Gaal a creusé la tombe de l’entraîneur de l’OL à grands coups de Puel…




Lors de la seconde demi-finale aller de la Ligue des Champions 2009 / 2010, le Bayern Munich s’impose à domicile 1 but à 0 face à Lyon.
Réduits à dix juste avant la quarantième minute de jeu suite l’expulsion directe de Franck Ribèry pour une semelle sur Lisandro, les allemands ont atteint la mi-temps sans être trop inquiété. En seconde période, les deux équipes se sont retrouvées à égalité numérique puisque Jérémy Toulalan était expulsé à son tour pour deux cartons jaunes consécutifs. A partir de ce moment-là, les bavarois ont confisqué le ballon et le match a été à sens unique. A vingt minutes de la fin du match, le Bayern prenait un avantage décisif dans ce match aller grâce à un tir lointain de leur meneur de jeu, Arjen Robben.
Au final, la formation française s’incline sur le plus petit des scores mais les lyonnais n’ont pas tenté grand chose au cours de cette rencontre et ont été beaucoup trop timides pour avoir l’espoir de marquer un but à l’extérieur si précieux en Coupe d’Europe.
Les rhodaniens étaient venus en Bavière pour défendre et n’ont pas su tirer profit de la période de supériorité numérique qui s’est présentée à eux. Dommage car on a l’impression qu’il y avait de la place.
Au match retour dans une semaine à Gerland, les lyonnais devront être davantage conquérants pour se qualifier pour la prochaine Finale de la Ligue des Champions.
Les lyonnais ne sont pas encore éliminés mais ils devront s’imposer par deux buts d’écart face à une formation qui a obtenu sa qualification à l’extérieur lors des deux précédents tours. Pas simple !
A noter que Franck Ribèry et Jérémy Toulalan tous les deux expulsés ne participeront au match retour.