Boulogne déboulonné:

Dur, dur d'être boulonnais
Le moins que l’on puisse dire c’est que, côté mer, il ne fait pas vraiment bon être boulonnais en ce moment. Le ridicule club nordique de Boulogne-sur-Mer vient de confirmer l’idée, déjà partagée de tous, que son équipe n’avait strictement rien à faire parmi les pensionnaires de ligue 1 en se faisant proprement souiller par le modeste club de Quevilly en Coupe de France.
Les nordiques, impuissants au point d’en faire rire R’né (le mari de Céline) se sont fait cueillir comme l’on cueille l’innocence d’une jeune vierge amoureuse un soir de printemps. S’en est suivi une longue et pathétique agonie jusqu’au coup de sifflet final. En moins d’une demi heure les rouges et noirs étaient déjà menés 2 à 0 suite à un but de Coquio (11ème minute de jeu) et à un superbe caramel de Laup dans la lucarne de Bédénik(29ème). Même si Quevilly a engrangé un but dans les arrêts de jeu de la première mi temps (Marcq 45+2) les jaunes avaient la main-mise sur le match et manipulaient la misérable Boulogne avec une facilité déconcertante.

L'USQ
Toujours aussi faibles après la pause, les Boulonnais se prennent un troisième pion à la 67ème, but sur lequel la défense nordiste se troue complètement en laissant filer le centre de Laup. Les malheureux se laissent ensuite tranquillement abuser par des Normands conquérants avec une passivité qui confine au consentement… Score final: 3-1, si les Rennais (sortis par Quevilly au tour précédent sur le score de 1-0) ont déshonnoré leur statut au terme d’un match plat et stérile, les boulonnais quant à eux se sont fait proprement humilier. Plus qu’une contre-performance, cette déroute éhontée prend l’apparence du miroir reflettant la pauvreté affligeante du jeu de l’USBCO.
En effet présent dans l’élite depuis le début de la saison, l’USBCO est rapidement devenu pour tous (et pour le Connard notamment) une énigme. Comment un club de Ligue 1 peut-il être aussi nul? Le niveau de notre championnat est-il si bas qu’une équipe aussi insipide puisse l’intégrer? Comment des dirigeants de première division peuvent-il recruter Yvan Lachor, Daniel Moreira et Frédéric da Rocha la même saison? Actuel 18ème, Boulogne s’illustre par un jeu rachitique depuis le début de la saison et l’énigme persiste aussi sur le curieux classement des nordistes: comment se fait-il qu’il y ait encore deux place entre eux et le fond du fond?
Beaucoup espèrent une descente précipitée du club en Ligue 2 néanmoins on peut encore compter sur les minables performances de Nice, Sainté, Le Mans, Grenoble et Lens pour compromettre le désir collectif…
Les Boulognes Borgnes:

Le supporter parisien comme on l'aime
Si côté mer, c’est la marée noire, coté champs la vie de boulonnais n’est pas des plus reluisantes non plus… Car le moins que l’on puisse dire c’est que les Boulogne Boys et tous leurs stupides petits camarades auront fait parler d’eux cette saison. Les hooligans parisiens, lassés d’exprimer leur bêtise au Parc, se sont aquitté de la consternante tâche d’exporter leur comportement d’enragés brutaux dans tous les stades de France, portant la violence au pinacle et entrainant des conséquences sans précédent. Suite au récent décès du supporter parisien tabassé par les Ultras de son propre club (!!!) en marge du match PSG-OM du 28 février, le gouvernement a exercé son influence afin d’obtenir la dissolution de certains groupes de supporters violents, obligeant les idiots de boulogne à regarder d’un oeil le match à la télé, et le déroulement des matchs du club sous huis clos.
En pleine disette sportive, le club de la capitale se déplacait donc à Auxerre dans un contexte très pesant afin de disputer LE match qui « devait sauver sa saison ». À noter que la crétinerie inexcusable des supporters parisiens a privé l’A.J. Auxerre de son public puisque le présent match se déroulait, selon la volonté de la fédération, devant des tribunes vides.
Résultat: un match chloroformé d’un ennui mortel, sans public et sans jeu, emprunt d’une déprimante frilosité. Il s’agit certainement du match le moins intéressant de la saison, d’un niveau équivalent à une confrontation de district. Les 22 acteurs, dont on pouvait pourtant imaginer qu’ils avaient à coeur de s’exprimer sur la pelouse, ont rapidement plongé dans le mutisme le plus total. Les deux formations nous ont livrés une performance indigne du haut niveau et si l’absence de supporters à certainement eu une incidence sur le rythme de la rencontre, les fans de l’AJA pourront tout de même remercier la fédé de les avoir « privés » de cette soporifique rencontre entre le Marchand de Sable et Nounours. Quitte à s’endormir autant le faire confortablement installé dans le cuir de son canapé ou sous sa couette, que sur les froides banquettes en plastique du stade de l’Abbé Deschamps.

Bonne nuit les petits
Quand on voit que le premier temps fort arrive à la 104ème minute sur une action de Mateja Kezman (un tête sur le poteau, pas un but hein faut pas déconner!), on peut facilement imaginer toute la platitude et la morosité de la rencontre. Eh oui car les deux formations, non contentes pouvoir nous faire chier jusqu’au bout, ont poussé le vice jusqu’à jouer les prolongations… et même les tirs aux buts!
C’est finalement Paris qui, au terme d’une longue séance de pénaltys, est parvenu à empocher son billet pour les qualifs. Une fois de plus nous aurons observé la clémence des instances arbitrales envers le club parisien sur un penalty non sifflé à la dernière minute pour une main pourtant réelle de Jallet. Au final nous avons eu droit à un match d’une affreuse tristesse entre un 3ème du championnat peu convaincant et un inquiétant PSG qui avait pourtant promis de jouer « le match de l’année ».
Ca fout la trouille, à moins que les dirigeants n’aient demandé à l’équipe d’endormir les hooligans, après tout on attendait une réaction marquante du staff…




[...] mais ceux-ci n’étant vraiment pas dignes d’évoluer en Ligue 1 et ayant justement perdu contre Quevilly en Coupe de France, pas de quoi triompher. Et puis c’est vrai, Quevilly est un monstre de football, avec des [...]