Après s’être intéressé à la Fed Cup et au cas de l’équipe de France, le Connard tenait à faire le point sur le pendant de la compétition chez les hommes, la Coupe Davis. Le premier tour de celle-ci se déroulant ce week-end, l’occasion était alors toute trouvée pour y aller d’un petit billet.
Quand on s’intéresse aux joueurs qui vont disputer la Coupe ce week-end, on remarque que beaucoup des meilleurs tennismen mondiaux manquent à l’appel: Roger « la classe » Federer, Andy « punching » Roddick, Rafael « killer » Nadal, Nikolay « vodka » Davydenko, Jean Martin de la Poutre (pour rendre hommage à Vincent Moscato), David « bandana » Nalbandian ou Andy « Scottish » Murray. Tous ne participeront pas à la compétition pour différentes raisons. Certains ont choisi de ne pas jouer ce premier tour (Federer, Murray ou Roddick) quand d’autres sont blessés (Nadal, Davydenko, Del Potro et Nalbandian).
Et bien que Novak « Nole » Djokovic ou Robin « tête à claques » Söderling jouent bien ce week-end, on se rend rapidement compte avec cette avalanche de défections qu’il y a un problème flagrant avec cette compétition, notamment dans la gestion du calendrier. D’ailleurs, les joueurs ont déjà fait part de leur ras-le-bol récemment. L’ami Djokovic a par exemple pris son rôle de membre du Conseil des joueurs de l’ATP très à coeur en annonçant en début d’année que les joueurs se réuniraient pour discuter de l’idée d’une Coupe du Monde de Tennis. Celle-ci ayant lieu tous les deux ans. On saluera l’intention louable d’améliorer les choses sans en aller jusqu’à la suppression pure et simple de la compétition. Pas sûr que chez les filles la Bartoche ou Aravane Rezaï auraient fait autant de sentiments à l’égard d’une compétition qu’elles semblent haïr en tout point.
Pour revenir sur le calendrier, le Connard doit reconnaître que chaque année il est stupéfait de voir les joueurs de tennis professionnels enchaîner autant de matchs sans jamais s’effondrer. C’est vrai qu’on se régale à voir Tsonga assommer ses adversaires à coups de boutoir, Federer défier les lois de la physique avec des trajectoires de balles hallucinantes, Nadal manger les kilomètres comme un américain mangerait un big mac, Murray enchaîner les retours gagnant comme on enfile des perles, Gasquet flirter avec les lignes blanches dans des soirées un peu trop arrosées… euh non les lignes blanches du fond de court bien évidemment…. Mais on se demande combien de temps ces joueurs pourront tenir un tel rythme sans finir par mordre la poussière.
L’idée de remplacer la formule actuelle de 4 rendez-vous par an (1er tour, quart de finale, demi-finale et finale) par une Coupe du Monde – donc un seul rendez-vous tous les deux ans – paraît alors être une bonne idée. Mais bizarrement, on entend pas trop les joueurs français s’exprimer là-dessus. De prime abord on pourrait se dire que c’est grâce à l’amour indéfectible qu’ils portent à la compétition et à leur maillot. Mais en y réfléchissant un instant, on se dit que c’est sans doute parce que de toute façon, chaque année la Coupe tourne court pour nos compères tricolores. On a beau avoir dans nos rangs des joueurs qui font partie de l’élite mondiale, on en est pas moins abonné aux défaites cuisantes ces dernières années! Plus de soucis de calendrier donc dès lors qu’on est éliminé!
Malgré tout, si l’idée de Coupe du Monde était adoptée, il reste à espérer que Tonton Raymond ne se mette pas en tête de vouloir y conduire l’équipe de France ou on aurait une raison de plus (et une grosse) de ne vraiment plus espérer une victoire tricolore!





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