Un week-end en or vous ne trouvez pas? Du rouquin démonté le Samedi, du rouquin flagellé le dimanche. Que demander de plus? Bon au milieu le PSG a remporté la Coupe de France sans avoir marqué un seul but à une équipe professionnelle dans le temps réglementaire. Mais tout ne peut pas être parfait!
Cette deuxième demi-finale de H Cup a une fois de plus tardé à livrer ses réponses. Et Biarritz, à l’image du Stade Toulousain hier, a fait la décision en seconde période. Si le scénario du match diffère en partie, il existe néanmoins des similitudes notables avec le match de la veille.
La première c’est cette impression que l’équipe française malgré sa possession du ballon pouvait se briser inlassablement sur le mur roux. En première mi-temps les coéquipiers d’Imanol « Masque de Fer » Harinordoquy paraissaient totalement impuissants face à la rigueur défensive celte.
Pire, là encore, non contents de ne pas réussir à franchir les barbelés des taches de rousseur, les Biarrots se faisaient contrer et encaissaient un essai au bout d’une action éprouvante pour les organismes. Le réalisme du Munster faisait peur et on pouvait aisément penser que Biarritz ne pourrait pas passer malgré leur admirable volonté.
Mais la deuxième similitude c’est l’importance capitale du jeu au pied. Skrela homme du match hier, Yachvili l’est à son tour aujourd’hui. Et de très loin. « Petrole Hahn » Yachvili a été omniprésent. Capable de varier le jeu, de défendre, de sortir des chisteras venues d’un autre monde et surtout véritable métronome à la réalisation, le Schtroumpf a offert un récital de rugby. C’est lui qui a été le meneur de la révolte basque.
Galvanisés par leur demi de mêlée « on fire » les hommes de Laurent Rodiguez ont démontré quelles étaient les valeurs qu’un sportif se doit de montrer sur un terrain. Courage, volonté, abnégation, solidarité, à l’image de leur capitaine courage Harinordoquy qui malgré un nez fracturé et des côtes bien amochées est resté sur le terrain le plus longtemps possible pour aider ses coéquipiers (c’est pas au foot qu’on verrait ça), les joueurs basques ont tout donné.
Et ça a fini par payer. Acculés face à la furia basque et par un pack d’avant Biarrot ultra dominateur (troisième similitude), les joueurs du Munster se sont mis à la faute, offrant des opportunités saisies au vol par l’ami Dimitri. Les basques fiers, malgré l’absence de Traille et la condition précaire d’Harinordoquy ont su trouver le courage pour repasser devant et tenir admirablement le score jusqu’à la délivrance.
C’est bien l’année du Rugby français. Le Grand Chelem en poche, c’est au tour des clubs tricolores de montrer que le jeu français ne repose pas que sur les trois-quarts. Si Biarritz et Toulouse se retrouvent en finale, c’est aussi et surtout grâce à une qualité d’avants qui fait plaisir à voir.
Du combat, des mandales, des crampons sur les visages, le Connard se régale à voir les gros mettre à l’amende l’ensemble des nations du rugby, surtout quand celles-ci sont anglo-saxonnes!!






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