C’est un match décisif qui se profile ce week end pour le Stade Francais… En effet le club de la capitale qui peine à rester dans la course pour la qualification aux play-offs entend bien réussir un coup d’éclat face à son rival historique le Stade Toulousain. Oui mais voilà, si les Toulousains souffrent d’une certaine (et souvent énervante) irrégularité cette saison, le Stade Francais affiche, lui, un niveau bien inférieur à celui des saisons précédentes. Il aura donc besoin de toutes ses forces pour vaincre les rouges et noirs; l’une d’entre elles se nomme James Haskell.
Petit problème: les Rosbiffs (encore eux!) refusent de lâcher le massif 3ème ligne (1m93 pour 111kg), retenu pour le prochain match du tournoi des 6 Nations avec la sélection de la rose. Comme à l’accoutumée la fédération anglaise, la RFU (Rosbiffs Faisant Ultrachier), s’est mis en tête de venir déféquer dans les bottes des clubs hexagonaux… Effectivement, lorsque Max Guazzani, le président de l’emblématique club français, demande à la fédé des tasses de thé de lui restituer son joueur, celle ci atteste que:
« Nous (la RFU) avons signé un accord avec le Stade Français l’été dernier et il est bien prévu dans le contrat de James qu’il doit être disponible pendant les périodes de rassemblement des internationaux. »
Rusée la Rose ! Imparable… Oui sauf que la fédération anglaise n’a pas été en mesure de présenter ledit document et que le Stade Francais ne se souvient bien évidemment pas l’avoir signé (logique puisqu’ils ne l’ont probablement jamais fait). Alors les rosbiffs tenteraient-ils d’assoir leur main mise sur la gestion des règles européennes du rugby au travers d’une manifestation d’une admirable mauvaise foi? Le Connard refuse de le voir de cet oeil là, noooooon ca n’est pas du tout le genre de la Perfide Albion… Mais le plus désopilant dans cette histoire c’est que le joueur ne dissimule pas son envie de jouer le duel historique (eh oui le Connard préfère garder le terme « clasico » pour ces crétins de footballeurs) avec le club de son coeur, celui dans lequel il a fait sa mue et envers lequel il se sent redevable:
« Le Stade Francais m’a permis de retomber amoureux du rugby. » (James Haskell, 2010)
C’est beau, plein de sensibilité et de poésie, et ça le Connard, eh ben il aime ça… Autant vous dire qu’un anglais qui aime la France a toutes les raisons de s’attirer sa sympathie. Lui veut son club, son club le veut, mais ca n’est pas grave, les Rosbiffs vont empêcher un joueur prêt à rater quelques jours de préparation avec sa patrie juste pour froisser les francais susceptibles que nous sommes! Réaction incompréhensible ou geste anti sportif de la part d’une fédé véxée de lui voir passer le »VI » sous les narines? En tout cas Max Guazzani ne compte pas en rester là et a décidé de jouer la carte de l’attaque n’hésitant pas à faire passer les dirigeants de la RFU pour des billes:
« La Fédération anglaise de rugby confond certainement avec d’autres clubs tels que Toulon qui, pour la saison en cours, a dû l’accepter en ce qui concerne Johnny Wilkinson. »
Se heurtant au flegme bristannique, ici bien plus proche de la malhonnêteté, le Stade n’a de cesse de réclamer expressément le retour de son joueur et la présentation du prétendu accord à la RFU (on peut l’attendre un moment…).
Allez les rosbiffs, on viendra vous décoller les feuilles de thé des ratiches sur la pelouse le 20 mars, et là il n’y aura pas d’escroquerie possible!




