L’actualité footballistique est admirablement chargée ces derniers temps. En effet, si nombre des petits compagnons de « Buffalo » Gignac se sont vus offrir un billet retour vers chez eux assorti d’un chèque de 300 euros, le forain Toulousain a quant à lui reçu un chèque de 16 millions d’euros agrémenté d’un joli billet pour la Commanderie, à l’instar de Loïc « BraveHeart » Rémy.
Pendant ce temps la le beau Gourcuff file à Lyon, le PSG se remet à perdre, les sales gosses de l’EdF font appel de leur suspension et l’En-Avant Guigamp, désormais solide club de National, bat l’Evian Thonon Gaillard en Coupe de la ligue (Ouf! Ca c’est de l’info!).
Il est donc assez facile de penser que le Connard pourrait se tailler un diamant brut dans cette matière ô combien abondante. Et bien que nenni !!! Le Connard se doit de traiter d’un sujet d’autant plus important qu’il a, par sa dicrétion, échappé à la sagacité de beaucoup. Une atrocité de la nature qui vaut bien un article du Connard à elle seule, une incongruité esthétique defiant les lois de la raison, une énigme irraisonnée qui ferait passer les déclarations de Francky Ribéry pour les Maximes de Pascal: le maillot extérieur de l’Olympique Lyonnais.
La laideur de l’apparât des quenelles ne souffrant d’aucun débat - il s’agit certainement de la seule constante de l’équation à mille inconnues que constitue l’horrible torchon lyonnais - se pose alors une seule et unique question: Pourquoi?
Oui pourquoi imprimer ces affreux motifs roses fluos passés au kaléidoscope sur ce fond anormalement bordeaux? Pourquoi s’entête-t-on dans le Rhône à vouloir éditer chaque année des maillots plus laids les uns que les autres? Pourquoi les designers sont ils toujours en liberté? Et enfin pourquoi les distributeurs offrent-il donc leur complicité au club en acceptant de mettre en rayon de pareilles horreurs?
Il est naturellement plus facile de réussir une thèse sur « L’interprétation des onomatopées primaires de Jérôme Rothen » plutôt que sur les possibles réponses à toutes ces questions. Néanmoins, le Connard ne reculant (pratiquement) jamais devant le travail, aussi ardu soit-il, votre dévoué serviteur se lance dans un incroyable voyage au pays de l’absurde pour tenter de savoir ce qui a poussé des gens normaux au départ, ayant probablement une famille, à nous pondre une telle diahrrée textile.
Commençons notre enquête à l’origine du mal et tâchons de savoir quelles justifications ont bien pu avancer les dirigeants d’un des plus grands clubs du championnat pour ce maillot qui part déjà dernier.
Il faut remonter à la présentation officielle du maillot il y a près d’un mois pour trouver un semblant d’explication à cet acte violent et soudain: Lyon ayant été une des grandes capitales de la soie par le passé, le nouvel équipementier du club a voulu réaliser un petit clin d’oeil à l’histoire. Mouais… Le Connard attend avec impatience qu’Adidas rende hommage aux quenelles, spécialité lyonnaise incontestable, lors d’une prochaine saison; bon goût et finesse assurés (et si ca avait été la truffe?).
Les dirigeants du club, eux, y croient! Ils espèrent bien en écouler 350 000 cette année et sont même allés jusqu’à le mettre dans la rubrique « indispensable » de leur boutique en ligne… Aucune explication en revanche pour le maillot « Europe » de l’OL, sorti tout droit d’un catalogue de coloriage pour 0-3 ans: une atrocité très 70′s qui vient idéalement compléter le tiroir des Lyonnais.
Sceptique, le Connard a bien tenté de trouver d’autres explications plus logiques à ces tristes créations:
- Le staff de l’OL à peut être tenu à rappeler à ses joueurs qu’il y avait des choses pires que de jouer avec Bafetimbi Gomis.
- L’OL a voulu faire plus fort que le gentil PSG en mettant 11 mascottes sur le terrain; eh oui, le Roi J-M. Midas prouve qu’il peut faire comme les autres, en mieux.
- Après avoir lâché 22 (+4,5) millions d’euros pour Gourcuff, l’OL a décidé de faire des économies sur le matériel. On peut faire de la récup’ sur ceux là, on est certains qu’ils ne seront pas échangés à la fin du match.
- Les commerciaux de Saint-Maclou ont fait picoler les décideurs de l’OL pour pénétrer la Ligue 1: cette année la tapisserie débarque sur les pelouses de l’hexagone. Après tout ca avait déjà marché avec Nice (troisième maillot). Pas fous, ils ne sont pas encore attaqués à Gervais Martel.
- Peut être qu’avec un maillot aussi laid Gourcuff aura l’air aussi moche que les autres. Une manière d’intégrer plus facilement le nouveau venu au club en réduisant les jalousies (attention pareil stratagème a déjà montré ses limites en EdF).
Ce qui est sûr c’est qu’avec de tels maillots, cette année Lyon va bouffer du Fion!





