
Note artistique: 5.9
En comparaison avec leurs homologues rugbymen, les footballeurs ont cette réputation de laisser leur virilité au vestiaire et cela bien plus que de raison. Plongeons en tout genre, simulations grotesques, hurlements de douleurs factices et gémissement crispés, le footballeur tombe au moindre petit contact. Et encore c’est beaucoup dire, car parfois la seule vue de la ligne en craie de la surface de réparation suffit à faire voler en l’air n’importe quel gaillard au risque de perdre toute crédibilité et toute fierté.
Si Mathieu « Tazer » Valbuena fait actuellement office de référence dans l’élite nationale, il nous faut aller chercher de l’autre côté des Alpes, en Ritalie, pour trouver ce qui se fait de mieux en matière de plongeur. A noter que la Simulation, bien qu’originellement ritale, a traversé bien des frontières depuis. Les missionnaires (pourtant plutôt habitués à finir sur le ventre que sur le dos) que sont les Ravanelli et autres Gilardino sont parvenus à évangéliser les championnats du monde entier érigeant la Tricherie en l’état de véritable secte religieuse.
Et qui dit religion dit dogme, les règles à suivre pour être un bon disciple et accéder au Paradis du Penalty existent et sont simples. Il vous faut d’abord choisir une situation des plus grotesques et des plus insensées, ce sont celles-là qui donnent les meilleurs résultats. Prenez ensuite le soin d’effectuer une cabriole spectaculaire comme si une mine venait de vous éclater les deux jambes (ou la tronche selon la situation) puis écartez les bras tel un martyr en croix avant de venir percuter lourdement le sol. S’en suit alors une longue série de gérémiades et de gesticulations carnavalesques. Et c’est là le moment qui requiert le plus de concentration: ne regardez jamais l’arbitre ni le joueur adverse sous peine de vous fendre la pipe et d’être démasqué.
Cela peut paraître aisé mais attention, car au moindre écart le Connard se délectera de vous voir tout penaud devant l’abitre récoltant un humiliant carton jaune sous les railleries d’un adversaire hilare. Le ridicule ne tue pas, encore heureux sinon le foot ne serait plus… Régalons nous sans plus tarder de ce top 5 des meilleurs simulations:
5ème marche: Exceptionnellement, le Connard se permet de mettre tous les représentants d’une même discipline sur la même marche du podium. Nous y retrouvons donc tous les footballeurs mais aussi leurs entraîneurs (avec une dédicace plus particulière pour les ritals):

4ème marche: Une magnifique création signé Vitorino Hilton qui se crée lui même sa propre opportunité. Le geste est culoté et l’interview de Lorik « Victime » Cana émouvante… Admiratifs les marseillais recruteront Hilton « J’en rajoute des tonnes » la saison d’après:

3ème marche: Un petit chef-d’oeuvre de cinéma par Sergio Busquets, lequel s’autorise même un petit coup d’oeil après sa jolie représentation, un geste risqué réservé aux diacres de la simulation:

2ème marche: Ce joueur est au moins aussi inconnu que son club mais il demeure la preuve que le cinéma amateur peut réserver des surprises incroyables. Comme le frère de Mary dans « Mary à tout prix » (oui, le Connard est cultivé), nous vous déconseillons vivement de lui toucher l’oreille…
1ère marche: Ce plongeon n’est pas le plus impressionnant, mais cette démonstration du Grand Gourou Ravanelli nous permet de voir le détail de chacune des étapes énoncées ci-avant. On admirera la magnifique pub Manix en arrière-plan, un comble quand on veut prendre l’arbitre pour une burne…






[...] Ce billet était mentionné sur Twitter par Connard Déchainé. Connard Déchainé a dit: Un nouveau billet est disponible, Le football, ce sport de tata… – http://tinyurl.com/3xb5d88 [...]
[...] Lebron James. Un égo aussi gros que celui de Cristiano, une mauvaise foi à faire pâlir Ravanelli, Gilardino et consoeurs, un cerveau aussi développé que celui d’un première ligne rouquemoute et une galanterie [...]