US Open: Monfils mal serbie…

gael monfils

Une ressemblance avec Govou ça se paie!

Petite devinette : Comment faire pour envoyer un Français en quart de Finale de l’US Open ? Réponse: On prend les deux seuls qui sont en huitième et on les fait se rencontrer.

Gros problème : Ca ne fonctionne plus au tour d’après…

Dix ans qu’un Frenchie n’était pas arrivé à ce stade de la compétition sur les terrains de l’Oncle Sam (Le dernier en date étant quand même Arnaud Clément !). Tâchons cependant de ne pas céder à cette tendance bien française qui consiste à se satisfaire du médiocre et, plutôt que de graver cette date dans le marbre rose du panthéon de la FFT juste à côté des deux titres de champion d’Île de France d’Arnaud Boesch, revenons sur le parcours US du « phénomène » Monfils.

Gaël a commencé son tournoi de manière idyllique en parvenant à se défaire facilement de russes obscurs ou d’américains inconnus, jusqu’au 4ème tour. Monfils nous a donc régalés de ses services surpuissants et de ses grimaces simiesques, le poing levé vers une populace avide des coups de semonce du français. Bref, du Gaga à gogo !

On a pourtant bien cru qu’on aurait le droit à un beau match dès le 3ème tour, puisque Gaël salivait langoureusement à l’idée d’y retrouver Andy « capé » Roddick. Lui surkiffe le ricain, le ricain en revanche ne peut pas empiffrer le « cocky » Frenchie. La rencontre promettait donc d’être haute en couleurs (sans mauvais jeu de mots) mais c’était sans compter sur une interruption prématurée des chroniques de Roddick ; quand grosse Dick se met à jouer comme une bite tout devient possible !

Résultat : qualification du Serbe (décidément) Tipsarevic et match facile pour Monfils. Passons rapidement sur le 4ème tour franco-français très disputé qui nous aura malheureusement valu l’insupportable épreuve des jacassements d’un Gérard Holtz soumis à des pics hormonaux hauts comme l’Everest. Monfils dispose finalement d’un valeureux Gasquet en trois sets (6-4, 7-5, 7-5) et notre Richard préféré (après Virenque mais bien avant Richard Berry) prend la poudre d’escampette (cette fois) et quitte la compétition.

Voici donc Gaël propulsé en quarts face au terrible (bah oui il est serbe) Novak Djokovic, numéro 3 mondial et bête noire (ironie du sort ?) du Français. Un match très attendu, puisqu’après la victoire de nos Bleus tous neufs face à la Bosnie et les bastos de Benzemâle et Malouda, on espérait bien voir un autre français jouer les snipers dans les Balkans.

Le match a par ailleurs joliment débuté avec un premier set très disputé au cours duquel les deux protagonistes ont alterné le bon et le moins bon. Profitant des erreurs d’un Novak mal réglé, Monfils est parvenu à coller au mastic sans pour autant véritablement donner l’impression de pouvoir jeter une quelconque mainmise sur le jeu. En fin de set une fébrilité proche de la passivité commence à faire sentir du côté du Français lorsque celui-ci se prend deux jeux blancs dans la musette à 5-4 puis à 6-5.

Malgré la détermination toute balkanique de Djoko, son manque de rigueur sur des balles mal maîtrisées permet à Monfils d’aller jusqu’au tie break. Un répit de courte durée puisqu’il se fait atomiser par l’aSerbe Novak 7-2. Dès lors notre Gaga groguis commence sa lente descente aux enfers (non il ne prend l’avion vers Belgrade avec Djoko).

tornade

Le court Arthur Ashe

Si le frenchie s’est montré moins entreprenant que le Novak en montant deux fois moins au filet au cours du premier set, il devient complètement spectateur lors des deux suivants, visiblement sévèrement perturbé par la tornade digne de Twister qui s’abat sur le court Arthur Ashe. C’est en tout cas ce que s’escrime à dire la belle brochette de guignols qui sert de commentateurs à France Télévision pour justifier la casperisation (venant de Casper, le petit fantôme) de Monfils. A les entendre jouer à Flushing Meadow en ce moment c’est un peu comme jouer à Sommières…

Manque de maturité ou gêne réelle ? Le francais râle – « ouh le méchant vent qui m’empêche de jouer et qui ne souffle que d’un côté du terrain » – et perd ses moyens. Pendant ce temps, avec une nonchalance désinvolte, le serbe s’échine à pilonner joyeusement le passif Gaël, tel ses ancêtres faisant joujou avec les inoffensifs Casques Bleus. Au final, Djokovic aura mieux serbie (71% de premières balles) et sera mieux monté que Monfils (59 fois contre 29) dont la légendaire puissance physique aura été aussi utile qu’Henry en Afrique du Sud ; la victoire est donc implacable (7-6, 6-1, 6-2) et notre Gaga peut ajouter une 5ème défaite de rang à sa jolie panoplie de branlées contre le serbe.

Finalement les français au tennis c’est un peu comme une diarrhée néphrétique, on pense toujours que ca va mieux mais ca finit toujours par sortir trop rapidement.

Poétique le Connard, vous ne trouvez pas?


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